ARTS et CULTURE
Posté le 04.02.2008 par bellonpog
"L'aventure, car il s'agit bien évidemment d'une aventure, commence par une équation dont les éléments émergeraient à la fois du monde mais aussi de notre perception du monde. L'iboga et la Tradition présentement trient, nettoient et effectuent un état des lieux dont nous réceptionnons, curieux, l'inventaire ...
Alors la Lumière devient plus constante. Et ce qui s'est toujours présenté à notre esprit de manière abstraite devient, jour après jour, de plus en plus vivant."
Vincent Ravalec
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Posté le 04.02.2008 par bellonpog
Photo et texte issus du livre de Vincent Ravalec et Laurent Sazy "Ngenza - Cérémonie de la Connaissance"
"L'ouverture du coeur et l'expérience d'un nouvel état lumineux de l'Etre"
Posté le 04.02.2008 par bellonpog
Photo et texte issus du livre de Vincent Ravalec et Laurent Sazy "Ngenza - Cérémonie de la Connaissance"
"Mais d'abord il y a l'amertume de l'iboga, le son du mongogo, la flamme de la torche et cette peur archaïque que l'on éprouve en s'approchant d'un seuil déconcertant, seuil qui entrouvrirait une porte sur les composants d'un passé peuplé de merveilles mais aussi d'abîmes et d'effrois ancestraux"
Posté le 04.02.2008 par bellonpog
Photo et texte issus du livre de Vincent Ravalec et Laurent Sazy "Ngenza - Cérémonie de la Connaissance"
"Ce qui s'est toujours présenté à notre esprit de manière abstraite devient, jour après jour, de plus en plus vivant. Ainsi, tel l'ange du silence descendant des profondeurs du ciel, subrepticement, s'installe quelque chose de totalement calme, auquel vient se mêler une parfaite sérénité tissée des ors et des couleurs de pierres précieuses que recèlent la terre dont chacun de nos pas s'irradient."
Posté le 04.02.2008 par bellonpog
Photo et texte issus du livre de Vincent Ravalec et Laurent Sazy "Ngenza - Cérémonie de la Connaissance"
"Ce système peut être perçu de manière imagée et romanesque, à travers une succession de Scènes, comme il peut être rendu abstraitement. Les Scènes sont issues de l'histoire, et de nous dans l'histoire, et ce nous que nous découvrons, dans la stupeur de la confrontation, est comme des retrouvailles avec une partie éclatante de nous-même, quelque chose que l'on ne peut pas vraiment expliciter, mais qui nous laisse grisé, tant cette plongée dans un espace-temps qui nous est propre apparaît si flamboyante d'épopées et de conquêtes."
Posté le 04.02.2008 par bellonpog
L'iboga est un arbuste atteignant 1,5 m à 2 m, produisant des fleurs jaunâtres ou rosâtres qui donnent des fruits à la chair sucrée mais ne contenant pas d'alcaloïdes psychoactifs.
L'écorce des racines de l'iboga est utilisée pour ses propriétés stimulantes à faible dose et pour ses propriétés hallucinogènes à doses plus élevées notamment dans des rituels d'initiation. Des cas d’animaux comme les gorilles et les sangliers qui déterrent et mangent les racines ont été signalés.
Pour préparer l’iboga, l'écorce jaunâtre de la racine est râpée et la poudre obtenue peut être mangée directement ou délayée dans de l'eau pour préparer une boisson ou encore séchée pour être conservée. Elle est souvent aussi mélangée avec d'autres plantes supposées accentuer ses effets.
L'Iboga était utilisé dans le passé comme stimulant par les guerriers et les chasseurs pour lutter contre la fatigue car à faible dose il a un effet comparable à celui des amphétamines. À doses plus élevées, il provoque des hallucinations mais des doses excessives peuvent aussi provoquer des convulsions voire la paralysie et même la mort. La consommation de l'Iboga a lieu dans le cadre de fêtes collectives obéissant à des rituels précis comme les cérémonies plus ou moins secrètes du culte Bwiti au Gabon. L'appartenance à ce culte impose une initiation au cours de laquelle de grandes quantités d'Iboga sont consommées dans le but d’entrer en contact avec les esprits des ancêtres.
Dans les cérémonies rituelles, les doses absorbées peuvent varier considérablement et aux effets propres de l'Iboga peuvent s'ajouter ceux d'autres plantes qui sont parfois ajoutées à la boisson hallucinogène.
Racine de Tabernanthe iboga
Certains participants consomment des quantités de quelques dizaines de grammes dont les effets, surtout stimulants, facilitent la danse et l'usage prolongé des tambours tandis que d'autres consomment jusqu'à plusieurs centaines de grammes de racines, en particulier lors de l'initiation. Les cérémonies commencent en général le matin pour se terminer par des danses rituelles au milieu de la nuit et sont rythmées par la consommation d'Iboga répétée à plusieurs reprises.
Dans un contexte différent, l'Iboga est parfois aussi employé comme aphrodisiaque.
Posté le 04.02.2008 par bellonpog
Le Bwiti est un rite initiatique originaire des populations Mitsogo et Gapinzi du Gabon central.
Le Bwiti est aujourd'hui largement répandu au Gabon, aussi bien parmi les populations du sud du pays que chez les fang du Nord, aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain. A travers les Fang, le Bwiti s'est également diffusé en Guinée équatoriale et au sud Cameroun.
Le rite de passage du Bwiti est centré sur la manducation par le néophyte d' écorces de racines de l'arbuste appelé iboga. Divers alcaloïdes présents dans cette plante (notamment l'ibogaïne) possèdent des propriétés hallucinogène. Pendant le rite de passage, l'absorption d'une dose massive d'iboga permet ainsi au néophyte d'obtenir des visions spectaculaires dont le récit aux initiateurs serviront à valider son initiation.
La branche originelle du rite initiatique parmi les Mitsogo est appelée Bwiti Dissumba. Il s'agit d'un rite de passage pubertaire, strictement masculin. Le Bwiti Dissumba s'appuie sur le culte des ancêtres, notamment à travers des reliquaires contenant les ossements des ascendants défunts.
Le Bwiti Misoko constitue une branche initiatique dérivée et postérieure au Dissumba. Le Bwiti Misoko possède une fonction avant tout thérapeutique (rite d'affliction): le néophyte choisit de se faire initier en cas d'infortune inexpliquée, dont on suspecte la plupart du temps qu'elle a été causée par un sorcier malveillant. Les initiés du Bwiti Misoko sont appelés les nganga-a-Misoko, ou plus simplement nganga. Ils ont une fonction de devins-guérisseurs. Contrairement au Bwiti Dissumba des Mitsogo et des Gapinzi, le Bwiti Misoko accepte souvent (et de plus en plus) les femmes en son sein.
Pendant l'initiation, les doses peuvent atteindre plusieurs corbeilles et entraîner des états comateux dont les initiés reviennent avec le sentiment d'être « passés de l'autre côté », d'avoir fait une approche de la mort, ce qui est généralement douloureux et éloigné de toute impression de plaisir. Ce « passage de l'autre côté », censé permettre une révision de la vie, mais aussi donner des clefs pour le futur est le but recherché de l'initiation, qui n'a généralement lieu qu'une fois dans la vie. Les effets bouleversants de cette étape sur le plan existentiel expliquent pourquoi le culte a essaimé dans toutes les ethnies gabonaises.
« Le Bwiti est une philosophie de la libération ; il permet à l'homme d'échapper à la matière, de devenir un banzi, littéralement celui qui a éclos, qui est sorti de sa coque en langue tsogho. Et cette philosophie est fondée sur eboghe, ce qui soigne (l'iboga), maganga ce qui permet à l’être de se renouveler, et kangara, réchauffer, régénérer (la connaissance des plantes). » M. Hamidou Okaba.
Posté le 15.01.2008 par bellonpog
Quelques petits poèmes africain, on ne s'en lasse jamais:
Lorsque tu offres un pagne à ta belle mère, ne lui dis pas que c'est pour cacher ses fesses.
L'homme qui a la diarrhée ne craint pas l'obscurité.
Le boeuf ne se vante pas de sa force devant l'éléphant.
Celui qui n'a pas traversé la rivière ne se moque pas de celui qui est dans le gué.
Le soleil n'oublie jamais un village, même s'il est petit.
Un homme qui se noie s'agrippe à l'eau.
La violence du vent n'enlève pas les taches du léopard.
Tous les blancs ont une montre, mais n'ont jamais le temps.
L'éléphant meurt, mais ses défenses demeurent.
Même la poule noire pond des oeufs blancs.
Posté le 14.01.2008 par bellonpog
Un très beau livre de photos du Gabon sorti en novembre 2007 accompagné d'un carnet de voyage traduit en français.
Mot de l'éditeur
Au cœur de la dernière contrée sauvage est un magnifique coffret contenant un beau livre au très grand format et un carnet de voyage. Ce témoignage exceptionnel met en scène des photographies incroyables sur l'une des expéditions les plus audacieuses du National Geographic et de la Wildlife Conservation Society : le Mégatransect.
Menée par le Docteur Michael Fay et le reporter Nick Nichols, cette formidable équipée pédestre de près de 3000 km a traversé la forêt équatoriale du Congo jusqu'au Gabon, une des rares contrées de la planète où les pistes empruntées par les animaux sauvages constituent les seules voies d'accès praticables. Durant leur périple, les auteurs et les membres de leur équipe vont croiser la route d'animaux pacifiques, mais capables d'accès de violence terribles s'ils se sentent menacés : éléphants, gorilles et chimpanzés, léopards, pangolins, ou encore oiseaux multicolores, reptiles et enfin nuées d'insectes… Une vie foisonnante et bruyante, résultat d'un lent processus d'évolution.
À l'issue de l'expédition du Mégatransect, les efforts de Mike Fay et de la Wildlife conservation Society ont eu des résultats tangibles. Le Gabon a créé 13 parcs nationaux, plaçant ainsi sous protection près de 11% de la surface de son territoire. Les Etats-Unis ont également décidé d'investir 53 millions de dollars pour préserver les forêts du bassin du Congo. Enfin, et de manière plus modeste, la majeure partie des bénéfices de ce livre est destinée à la Wildlife Conservation Society.
Cet ouvrage est donc une occasion unique de découvrir la forêt équatoriale, une des rares zones encore intactes de notre planète. Le coffret Au cœur de la dernière contrée sauvage constitue un objet unique, un cadeau étonnant et précieux destiné à tous les amoureux de la nature, ainsi qu'à tous ceux qui ont à cœur la préservation du monde sauvage.
Posté le 14.01.2008 par bellonpog
Les poupées en Afrique
Suivant les ethnies la poupée tient un rôle différent et possède une fonction sociale bien définie :
La fécondité féminine est la base de la société africaine en assurant, au-delà de la famille, la survie et la continuité de la communauté.
Les cultes ayant pour but la fécondité des femmes sont donc nombreux, et pour favoriser la grossesse et surtout afin qu’elle se déroule sans problème, des représentations féminines stylisées sont souvent utilisées.
Elles représentent de façon très stylisée les formes du corps féminin. La composition de ces statuettes est toujours la même : une tête en forme de disque surmonte un long cou annelé et un corps schématique de forme cylindrique avec des seins saillants. Deux prolongements horizontaux, plus ou moins coniques, figurent les bras. Elles sont souvent ornées de perles;
Poupées réputées pour favoriser la fertilité des femmes elles sont portées dans le dos par les jeunes filles avant le mariage Il s’agit de poupées, ou plus précisément, d’effigies sacrées, “liturgiques”, qui figurent la beauté féminine. Elles sont sculptées avec un très grand soin, parées d’ornement et même habillées.
Selon les ethnies leur rôle peut parfois être sensiblement différent :
Ainsi aux Akwaba des Ashanti et des Fante on demandera d’accompagner la grossesse jusqu’à son terme. Les femmes enceintes les portent sur le dos, enroulées dans leur vêtement. Leur fonction est également de favoriser la naissance d’un bel enfant qui aura les qualités esthétiques de la statuette : une belle tête, un long cou. Après avoir joué leur rôle, les Akwaba sont souvent placées sur les autels.
Les Akwaba sont des effigies féminines, les femmes Akan étant particulièrement désireuses d’avoir une fille pour assurer la descendance familiale.