Dans l'UNION du vendredi 22 février 2008, on trouve en dernière page un article intitulé : "Mariage coutumier en pays Punu".
Tout d'abord, pour ceux qui ne le savent pas, l'UNION est le quotidien d'informations locale. Il a 33 ans d'existance et pas d'égal ! On y trouve une page Port Gentil et en couverture un article quotidien intitulé : Pour moi quoi ... Makaya, dont je vous ferai partager la finesse ultérieurement.
Mais revenons-en à notre article sur le mariage à la coutume, car c'est très intéressant et pour ne rien perdre du déroulement de cette cérémonie, je vais vous recopier tout l'article :
"Le jour du mariage, fixé d'un commun accord par les familles des futurs conjoints est arrivé. Le jeune homme, le coeur battant la chamade, et les siens (parents paternels et maternels) débarquent au domicile de la famille de la demoiselle chargés de cadeaux de mariage, les biens composant la fameuse dot.
L'endogamie (mariage à l'interieur d'un clan) étant interdite chez les Punu, les deux familles se sont au préalable assuré que la fille et le jeune homme n'appartiennent ni au même clan paternel, ni au même clan maternel. Il n'est toutefois pas exclu qu'on remonte plus loin dans l'arbre généalogique.
Au début de la cérémonie, les parents de la jeune fille feignent d'ignorer ceux du jeune homme. "je vois un groupe de gens ici. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ?" interroge à la ronde le porte parole. Il s'agit en général d'un oncle maternel de la future mariée. Mais la famille peut s'attacher les services d'une personne extérieur, pour ses qualités de débatteur, car la cérémonie de mariage est une véritable joute oratoire.
Le porte parole de la famille du garçon, là aussi un oncle maternel en général, répond : "J'ai vu une jolie fille passer. Elle est entrée ici. C'est elle que nous sommes venus chercher."
Auparavant, il doit décliner son arbre généalogique, pour prouver qu'il n'y a aucun lien de parenté entre les futurs mariés. Les interlocuteurs se lèvent pendant la prise de la parole.
L'ai faussement menaçant, le doyen des hôtes réplique : "Faites attention, ici il n'y a que des femmes mariées. Vous venez nous provoquer à domicile !" Si dans le passé, il y a eu des conflits entre les deux familles ou leurs alliés, ils sont remis sur la table. Si c'est le clan du garçon qui les avait provoqués, il est obligé de payer des amendes, sous formes d'objets traditionnels.
Passé cette étape, l'oncle de la fille fait mine de revenir à de meilleurs sentiments et demande : "qui est cette poule que vous cherchez et comment est elle ?" Son homologue dans l'autre famille donne le nom de la jeune fille et la décrit avec force détails, afin de convaincre qu'il sait de qui il parle.
S'ensuit un test. On aligne des jeunes filles voilées, parmi lesquelles ne figure pas parfoi la future mariée, et on demande à l'oncle de désigner la "poule" qu'il est venu chercher. S'il se trompe, une amende lui est réclamée et on recommence jusqu'à ce qu'il débusque la fille en question ou jusqu'à ce qu'il soit mis un terme à l'exercice pour éviter la lassitude de l'assistance.
S'il réussit à faire remarquer l'absence de sa future bru, quand elle ne figure pas parmi les filles présentées, on fait partir les filles pour les faire revenir quelques temps après avec dans le groupe "l'objet" convoité. Une fois la fille repérée, l'oncle du garçon la présente à l'assistance en vantant sa beauté, ses mérites de femme digne, etc. Puis vient l'étape du versement de la dot, qui donne lui à d'interminables débats au cours desquels fusent les proverbes et en permanence interrompus par des conclaves (fundu : lire "foundou"). La cérémonie de mariage est aussi l'occasion de faire étalage de son éloquence et de sa parfaite connaissance des coutumes.
Au moment du versement de la dot, le père du jeune homme confie le franc symbolique à son fils, qui va le remettre à sa dulcinée assise en face d'eux, à côté de ses parents. Si elle n'est pas consentante, elle le lui rend. Si elle accepte de l'épouser, elle ira donner le franc symbolique à son père. Dès lors, l'oncle du garçon dépose la dot devant la famille de la fille.
En ce qui concerne l'argent, aucun montant n'est exigé parce que en pays punu, la notion de dot se confond avec l'union des deux familles. Par exemple, l'accueil chaleureux que l'homme réserve aux membres de sa belle famille, le soutien moral matériel ou financier qu'il apporte quan
d ils sont en détresse, tout cela s'inscrit dans la dot. Lors de la contraction du mariage, la dot est divisée en deux parts: une pour la mère de la mariée et l'autre pour son père. Les biens comme le raphia, la hache, la machette, la lime et la lance (de nos jours un fusil) sont incontournables dans le lot destiné au père. Dans celui de la mère, il faut la nasse, le panier, la natte, la la machette, la marmite en terre cuite et la calebasse.
Après la conclusion du mariage, les deux familles font bombance. Puis, le marié et sa famille prennent congé des beaux parents sans emmener la mariée. Autrefois, le marié pouvait se livrer à un rapt, en allant enlever sa femme chez elle. De nos jours, c'est la famille qui accompagne la conjointe chez son mari après lui avoir fait un trousseau composé des symboles d'ardeur au travail (panier, bretelles et machette) et abondance de vivres (nasses, gibier et provisions). La natte symbolise la quiétude du sommeil et le vin de palme la bravoure que doit avoir le gendre. Quand la belle famille rentre, le gendre doit encore couvrir de présents, qui sont une autre forme de dot.
Dans la tradition punu, c'est le père qui devait choisir une femme à son garçon, naturellement au sein d'une famille de bonne réputation, dans le même village ou dans un autre de la même contrée, lors de ses pérégrinations. L'âge du mariage d'une fille n'est pas spécifique, la moyenne étant 15 ans.
Le jeune homme, lui, doit avoir fait la démonstration de sa maturité. C'est pourquoi il est en général de loin plus âgé que sa moitié. Il arrive qu'on choisisse l'enfant à naître, en espérant que ce sera une fille.
A l'origine, le choix de la jeune fille reste secret entre le père et la mère du jeune homme. La mère aura pour mission de fréquenter assidûment désormais celle de la jeune fille. Et au moment propice, elle avouera ses intentions. Si elle ne rencontre aucune opposition, elle informera son mari de l'accord tacite. De son côté, la mère de la jeune fille commencera à préparer psychologiquement la future épouse, sans attirer l'attention du père, qui sera le dernier à être informé.
Commencent les contacts entre le jeune homme et la future belle famille. Il sera appelé à prêter sa force physique à son future beau père pendant les travaux champêtres, la pêche, la chasse ou la réfection des cases. Tout contact est strictement interdit entre le garçon et la fille, car cette dernière doit garder sa virginité jusqu'au mariage. D'ailleurs, les parents s'arrangent pour que les deux enfants ne se croisent jamais. C'est plus tard que la mère de la jeune fille informe son mari des véritables raisons de la présence du garçon chez eux. "Tu vois ce jeune homme poli, travailleur qui nous rend service, il est ici pour demander la main de notre fille", expliquera-t-elle.
Comme toujours, ce sont les deux familles (paternelle et maternelle) du futur marié qui réunissent la dot.
Au travers de ces quelques photos vous venez de visiter brièvement le Parc Animalier et Botanique de Port Gentil. Ce parc a été créé par mon père, un vrai passionné de nature, qui y a consacré toute son énergie et son temps, et cela sans aucune aide ni subvention.
Au départ, il a récupéré un bébé gorille d'à peine quelques semaines. Shoupette, a été trouvée sur le marché du bord de mer, amenée par des braconniers qui avaient tués les parents. Elle a donc été sauvée de justesse de "la casserole" ; puis ce fut un 2ème, puis un 3ème et ce jusqu'à créer un orphelinat de bébés gorilles. Après de longs mois à les soigner, les nourrir au biberon, les bercer et leur apporter toute la chaleur et la présence nécessaire pour combler le manque de la mère, nous avons cherché des structures d'accueil pour les réinsérer de façon progressive à leur milieu naturel. Douze gorilles sont déjà repartis en forêt.
Mais le parc c'est aussi des gazelles, des antilopes, des pythons, des caïmans, des chimpanzés, des cercocèbes, des mandrills, des civettes, des genettes tigrines, des potos de bosman, des aigles, des vautour, des effraies, ...
Et puis, il y a la petite ferme avec des cochons, des ânes, les animaux de la basse-cour, des paons, des autruches, ... Il est important de montrer à nos enfants, ceux qui grandissent ici, à quoi ressemble une ferme ; un jour j'ai demandé à Lorenzo lorsqu'il devait avoir 6 ou 7 ans de me citer 3 animaux de la ferme et il m'a répondu : "le crocodile, le gorille et la gazelle". D'où l'importance de cette petite ferme !
Mais il y a aussi le jardin botanique avec une belle palmeraie, le jardin des bonsaïs, la forêt de nioulés, les orchidées sauvages, ...
Bref vous l'aurez compris un véritable enchantement pour les sens. Mais malheureusement, aujourd'hui la pérennité de ce parc est menacée. Il devient urgent de trouver des sponsors afin de continuer à maintenir la gratuité de l'entrée, à l'entretenir et à le développer. Nous espérons pouvoir compter sur le soutien des opérateurs économique de la place.
Chimpanzé, mammifère primate anthropoïde d'Afrique équatoriale qui, physiquement et génétiquement, est l'animal le plus proche des humains .
Il existe deux espèces de chimpanzés: le chimpanzé commun (Pan troglodytes) et le chimpanzé nain ou bonobo (Pan paniscus). La répartition géographique du chimpanzé commun s'étend de la Sierra Leone et de la Guinée aux lacs Tanganyika et Victoria. Reconnu comme espèce relativement récente, le chimpanzé nain ne se trouve que dans le bassin oriental du fleuve Congo en République démocratique du Congo et au Gabon.
Le mâle du chimpanzé commun atteint 1,7m dans la position debout et peut peser jusqu'à 70kg!; la femelle est un peu plus petite.
Les longs bras du chimpanzé ont une envergure égale à une fois et demie la hauteur du corps.
Les pieds sont mieux adaptés à la marche que ceux des orangs-outans!; la plante des pieds est plus large et les orteils plus courts.
Le pelage est sombre, et la face, la paume des mains et la plante des pieds sont nues.
Les oreilles, les lèvres et les arcades sourcilières sont saillantes et la queue est absente.
Le cerveau du chimpanzé est à peu près deux fois moins volumineux que celui de l'Homme.
Les chimpanzés sont diurnes et omnivores!; ils mangent à peu près deux cents sortes de feuilles et de fruits, des termites, des fourmis, du miel, des œufs d'oiseaux, des oiseaux et de petits mammifères.
Ils passent leur temps dans les arbres, en évitant la lumière solaire directe.
Les adultes construisent chaque soir un nid dans un arbre pour y dormir.
La femelle a un cycle menstruel de 35jours, est fécondable pendant 6,5jours lors de chaque cycle et peut s'accoupler à tout moment de l'année.
La gestation dure plus de sept mois et produit un seul petit (rarement des jumeaux).
Tout de suite après la naissance, le petit sans défense s'accroche au pelage de sa mère et s'installe sur son dos quand elle se déplace.
Le jeune chimpanzé est sevré vers quatre ans, mais peut continuer à se déplacer avec sa mère jusqu'à l'âge de dix ans.
Il arrive que la descendance reste en contact avec la mère pendant toute sa vie, qui peut atteindre soixante ans dans la nature.