Posté le 14.01.2008 par bellonpog
Un très beau livre de photos du Gabon sorti en novembre 2007 accompagné d'un carnet de voyage traduit en français.
Mot de l'éditeur
Au cœur de la dernière contrée sauvage est un magnifique coffret contenant un beau livre au très grand format et un carnet de voyage. Ce témoignage exceptionnel met en scène des photographies incroyables sur l'une des expéditions les plus audacieuses du National Geographic et de la Wildlife Conservation Society : le Mégatransect.
Menée par le Docteur Michael Fay et le reporter Nick Nichols, cette formidable équipée pédestre de près de 3000 km a traversé la forêt équatoriale du Congo jusqu'au Gabon, une des rares contrées de la planète où les pistes empruntées par les animaux sauvages constituent les seules voies d'accès praticables. Durant leur périple, les auteurs et les membres de leur équipe vont croiser la route d'animaux pacifiques, mais capables d'accès de violence terribles s'ils se sentent menacés : éléphants, gorilles et chimpanzés, léopards, pangolins, ou encore oiseaux multicolores, reptiles et enfin nuées d'insectes… Une vie foisonnante et bruyante, résultat d'un lent processus d'évolution.
À l'issue de l'expédition du Mégatransect, les efforts de Mike Fay et de la Wildlife conservation Society ont eu des résultats tangibles. Le Gabon a créé 13 parcs nationaux, plaçant ainsi sous protection près de 11% de la surface de son territoire. Les Etats-Unis ont également décidé d'investir 53 millions de dollars pour préserver les forêts du bassin du Congo. Enfin, et de manière plus modeste, la majeure partie des bénéfices de ce livre est destinée à la Wildlife Conservation Society.
Cet ouvrage est donc une occasion unique de découvrir la forêt équatoriale, une des rares zones encore intactes de notre planète. Le coffret Au cœur de la dernière contrée sauvage constitue un objet unique, un cadeau étonnant et précieux destiné à tous les amoureux de la nature, ainsi qu'à tous ceux qui ont à cœur la préservation du monde sauvage.
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Posté le 14.01.2008 par bellonpog
Les poupées en Afrique
Suivant les ethnies la poupée tient un rôle différent et possède une fonction sociale bien définie :
La fécondité féminine est la base de la société africaine en assurant, au-delà de la famille, la survie et la continuité de la communauté.
Les cultes ayant pour but la fécondité des femmes sont donc nombreux, et pour favoriser la grossesse et surtout afin qu’elle se déroule sans problème, des représentations féminines stylisées sont souvent utilisées.
Elles représentent de façon très stylisée les formes du corps féminin. La composition de ces statuettes est toujours la même : une tête en forme de disque surmonte un long cou annelé et un corps schématique de forme cylindrique avec des seins saillants. Deux prolongements horizontaux, plus ou moins coniques, figurent les bras. Elles sont souvent ornées de perles;
Poupées réputées pour favoriser la fertilité des femmes elles sont portées dans le dos par les jeunes filles avant le mariage Il s’agit de poupées, ou plus précisément, d’effigies sacrées, “liturgiques”, qui figurent la beauté féminine. Elles sont sculptées avec un très grand soin, parées d’ornement et même habillées.
Selon les ethnies leur rôle peut parfois être sensiblement différent :
Ainsi aux Akwaba des Ashanti et des Fante on demandera d’accompagner la grossesse jusqu’à son terme. Les femmes enceintes les portent sur le dos, enroulées dans leur vêtement. Leur fonction est également de favoriser la naissance d’un bel enfant qui aura les qualités esthétiques de la statuette : une belle tête, un long cou. Après avoir joué leur rôle, les Akwaba sont souvent placées sur les autels.
Les Akwaba sont des effigies féminines, les femmes Akan étant particulièrement désireuses d’avoir une fille pour assurer la descendance familiale.
Posté le 13.01.2008 par bellonpog
Ils vivent à l'est de Gabon et constituent différentes tribus dont les Mahongwes, les Sangos, les Obambas ,les Shamayés et les Kwelés. Elles partagent des rites identiques dont le principal est celui voué aux ancêtres.
Ils sont réputés pour leur tête reliquaire dont le rôle est de surveiller les ossements des illustres ancêtres. Elle se glisse dans l'anse d'un panier d'osier (ou d'écorces) où sont déposées les reliques. Longtemps on a pensé, à tort, que ces sculptures étaient dangereuses en raison de leur utilisation à caractère funéraire.
Certains ''spécialistes'' réfutent l'idée selon laquelle un naja serait représenté. Et pourtant, cela semble tellement évident ! La forme, les lamelles de cuivre disposées en écaille et ce regard hypnotisant du serpent ! Et puis pour garder un tel trésor, ne faut-il pas un cerbère, une chimère, un dragon, un naja ? Le serpent dans la plupart des mythologies évoque la dangerosité, la mort et les ténèbres. La morsure du cobra est mortelle. Celui qui ose s'approcher du reliquaire risque un châtiment terrible... Le regarder même de loin est très dangereux.
Vous noterez que l'artiste ne s'est pas contenté de faire des yeux à sa sculpture, mais il lui a donné un regard agréablement impressionnant de beauté. Ce regard beau, doux et terrible à la fois, semble puiser toute sa force dans les mystères de la vie et de la mort.
Ce culte est à rapprocher à celui du byéri des Fangs.
Posté le 13.01.2008 par bellonpog
Les masques Punu représentent, quant à eux, des visages féminins aux yeux mi-clos et aux paupières gonflées. Leurs coiffures sont complexes, en forme de chignon. Les masques blancs incarnent des visages d’ancêtres et sont portés durant les cérémonies de funérailles, tandis que les masques noirs ont une fonction plus judiciaire.
Posté le 13.01.2008 par bellonpog
Ces masques étaient accrochés dans les maisons. Leurs rôles étaient d’activer les forces bénéfiques dans le village.
ce style de visage aux traits épurés qui s'inscrit dans un coeur est caractéristique de l'art Kwélé.
Posté le 13.01.2008 par bellonpog
Masque Fang du Gabon
Ce type de masque était utilisé par la société masculine Ngil qui n'existe plus de nos jours. Cette société secrète était chargée des initiations et elle luttait contre la sorcellerie. Le Ngil est un rite du feu purificateur symbolisé par le gorille.
Les porteurs de ces masques faisaient leur apparition la nuit dans les villages, éclairés par des torches, et étaient toujours en grand nombre. La face est couverte de kaolin (la couleur blanche évoque le pouvoir des ancêtres). Ce type de masque blanc incarne donc l'esprit d'un défunt. Il avait aussi une fonction judiciaire et désignait les coupables des mauvaises actions au sein du village : cela donnait ensuite lieu à des meurtres rituels. Les autorités coloniales françaises interdirent ce type de masque vers 1910.
Les fentes des yeux sont à peine marquées et sont peu ouvertes. La voix du porteur du masque ne devait pas être identifiée ; le fait qu'il n'y ait pas de percée pour la bouche contribue à déformer la voix de celui qui danse le masque.
Posté le 13.01.2008 par bellonpog
Selon la légende, Mamy Wata, la mère des eaux, souvent représentée par une femme-poisson, est apparue en Afrique au moment de la rencontre entre blancs et noirs. Au centre des rites de l’eau, Mamy Wata fait l’objet de culte, de magie noire et de sorcellerie, mais est aussi source d’espérance.
Esprit de l'eau, parfois décrite comme une sirène, depuis les côtes de l'Afrique de l'ouest jusqu'au centre. Mami Wata est décrite ayant des long cheveux noirs, une peau pâle et des yeux fascinants Elle peut apparaître dans les rêves et visions de ceux qui lui sont dévoués, comme une magnifique sirène, on dit aussi qu'elle marche dans les rues des villes de l'Afrique moderne, déguisée en femme magnifique et insaisissable. Elle est intéressée par les choses contemporaines. Trois de ses offrandes favorites sont du parfum doux et importé, des lunettes de soleil ou des verres de coca-cola. Néanmoins, il apparaît qu'elle est reliée aux autres esprits de l'eau (connus en langue Igbo - langage du sud du Nigeria - comme Ndi Mmili), qui ont des histoires sur le continent. Les couleurs de Mami Wata sont le rouge et le blanc. Ceux qu'elle atteint par ses visions et tentations, et qui en font l'expérience comme une obsession ou une maladie, peuvent porter le rouge de la maladie et avoir une fièvre dangereuse. Ceux qui ont une orientation positive de ses esprits peuvent montrer leurs bénédictions en portant du blanc. La plupart des dévots portent une combinaison de vêtements rouges et blancs. Il est dit aussi qu'elle a de nombreux avatar sur les femmes mortelles qui lui ressemblent et agissent comme ses filles. Elle peut donner la richesse à ses dévots ou à ses époux hommes, mais ne donne jamais fertilité. Quelques histoires Igbo diesnt que les poissons sous les eaux sont ses enfants et qu'elle les utilise comme du bois pour le feu. Mami Wata est parfois vue comme une métaphore des conditions moderne en Afrique - ayant la connaissance de la richesse globale et connaissant le désir pour la grande consommation, mais manquant de richesse où d'accès à cette richesse qui pourrait permettre à l'Afrique de partciper à ce système.
Posté le 10.01.2008 par bellonpog
Alors revenons sur la fameuse entorse du genoux et de sa thérapie locale :
Ce matin au réveil et à froid, Alain pouvait déjà plier et tendre le genoux et surtout poser le pied par terre. Les béquilles et les anti inflammatoires ont été rangées au placard et sans pour autant avoir fait le marathon de NY, il a quand même marché et conduit toute la journée.
Ce soir, le marabout est revenu pour la deuxième séance.
Mais il faut l'avouer, le résultat est quand même surprenant ; et même Alain et son scepticisme légendaire est très étonné du résultat, surtout que le médecin lui avait annoncé une bonne semaine sans pouvoir poser le pied !
Mystère, Mystère.
Suite et fin demain ...
Posté le 09.01.2008 par bellonpog
Toute la famille réunie autour du feu pour voir le déroulement d'une thérapie indigène.
Posté le 09.01.2008 par bellonpog
Mais le ganga (guerisseur local, souvent appelé sorcier) est venu à la maison ...
En fait, il s'agit d'un ami, qui se dit doté de pouvoir de guerisseur. Il a allumé un feu, c'y est chauffé les mains et lui a massé la cheville pendant 15 à 20 mn et nous a assuré que dès demain matin Alain pourrait à nouveau galoper.
Il nous a expliqué qu'il tient ses pouvoirs de son oncle, qui les tient lui même de sa grand mère, qui a eu ce don par les pygmées, qui tiennent ça eux même de par l'observation des gorilles.
Tout ça pour dire qu'après avoir été lui même initié par des "vaccins", sortes de mini scarifications où on y frotte une mixture secrete à base de feuilles et de poudres, il est maintenant capable de soigner toutes sortes de bobos dans ce genre.
Donc, suite au prochain numéro, je vous tiendrai bien sur informés de l'évolution des choses, dès demain.